Posted On janvier 27, 2017 By In Gabon, PAYS, Photo galerie, SLIDER, VIDÈO&PHOTO With 106 Views

CAN: Sliti (Tunisie) porté par la magie de la compétition

Libreville (AFP)

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C’est la magie de la Coupe d’Afrique des Nations: grâce à la biennale du football africain, des joueurs jeunes, encore méconnus, évoluant dans des clubs intermédiaires, peuvent se révéler, exploser et multiplier parfois par dix leur cote sur le mercato, à l’image du Tunisien Naïm Sliti.
L’Afrique a déjà servi de vitrine à Denis Bouanga, 22 ans, la révélation franco-gabonaise du tournoi, qui ne devrait pas rester longtemps entre Tours (Ligue 2) et Lorient (L1), malgré l’élimination prématurée du pays-organisateur, le Gabon.
La CAN-2017 peut encore jouer le rôle de rampe de lancement pour l’attaquant Naïm Sliti, 24 ans, toujours en course avec la Tunisie, qui affronte le Burkina Faso samedi en quart de finale à Libreville. L’attaquant figure dans tous les onze-types des matches de poule du tournoi, avec ses deux buts contre l’Algérie et le Zimbabwe, contre lequel il s’est fendu d’une passe décisive.
“Je suis impressionné. Naïm est pour moi LA révélation de la CAN-2017. Je lui souhaite de continuer sur cette lancée”, lance même son compatriote Idriss Mhirsi, pensionnaire du Red Star (L2).
C’est dans ce club de banlieue parisienne, aussi modeste que chargé d’histoire, que Sliti a fait ses armes après des années de formation à Sedan, et une enfance entre Aubagne et Marseille.
Le Tunisien a poursuivi l’été dernier son tour de France en rejoignant Lille, et la L1, pour environ deux millions d’euros.
– ‘Pas là pour remplacer Boufal’ –
A Lille, le jeune homme a pour mission de faire oublier le Marocain Sofiane Boufal, parti se frotter au football anglais à Southampton. “Boufal, c’était un échelon supérieur. Je ne suis pas là pour remplacer Boufal”, a-t-il prévenu en novembre, histoire d’alléger la pression qui pèse sur ses premiers pas en L1.
Ça tombe bien, le Losc, qui vient d’être racheté par l’homme d’affaires hispano-luxembourgeois Gérard Lopez, sait faire preuve de patience.
“On n’a pas pris Naïm pour qu’il brille tout de suite, mais pour le faire évoluer dans six mois, un an”, avait déclaré l’entraîneur de Lille, Frédéric Antonetti, avant de se faire limoger fin novembre.
Venu dans la capitale des Flandres françaises à la demande d’Antonetti, Sliti a pris du volume de jeu sous la baguette du nouveau coach, Patrick Collot en remplacement d’Antonetti.
Le nouvel entraîneur lillois en a fait un titulaire indiscutable puisqu’il a débuté les cinq derniers matches de championnat du Losc avant la trêve hivernale. Il a notamment livré un récital le 29 novembre lors de la réception de Caen, inscrivant un but et délivrant deux passes décisives.
Rien de mieux pour bien se lancer en sélection, où Sliti devrait faire partie samedi des atouts offensifs avec Wahbi Khazri (Sunderland), Taha Yassine Khenissi, le buteur de l’ES Tunis, et Youssef Meskani, dans le système de jeu du coach franco-polonais Henryk Kasperczak (une sorte de 4-2-3-1).
Avec une bonne CAN, le joueur pourrait revenir à Lille en confiance et surtout marquer des points auprès de la nouvelle équipe dirigeante. Celle-ci compte renforcer l’équipe en recrutant deux milieux et un attaquant d’ici la fin du mercato. La concurrence sera donc probablement plus intense à son retour du Gabon. Mais la magie de la CAN aura sans doute opéré d’ici là.

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