Posted On mars 26, 2018 By In Non classifié(e) With 18 Views

L’Egypte depuis la révolte et la chute de Moubarak en 2011

Le Caire, 26 mars 2018 (AFP)

Dates-clés de l’Egypte depuis la révolte qui a chassé Hosni Moubarak du pouvoir en février 2011:
– La révolution –
Le 25 janvier 2011, début de manifestations massives contre Hosni Moubarak, au pouvoir depuis 1981. Dominée par des slogans demandant son départ, la contestation s’est inspirée de la révolte tunisienne qui a poussé le président Zine El Abidine Ben Ali à la fuite.
Le 1er février, plus d’un million de manifestants dans le pays. Marée humaine place Tahrir, au Caire, l’épicentre de la contestation.
Le 11 février, Moubarak démissionne et remet ses pouvoirs au Conseil suprême des forces armées. La répression du soulèvement a fait au moins 850 morts.
– Victoire islamiste –
De novembre 2011 à janvier 2012, lors des élections législatives, les islamistes remportent près des deux tiers des sièges de députés, dont un peu plus d’un tiers pour les Frères musulmans. En juin, le Parlement est dissous en raison d’un vice juridique.
Le 30 juin 2012, le candidat des Frères musulmans Mohamed Morsi devient le premier président égyptien élu démocratiquement (51,73%). Il est le premier islamiste et le premier civil à présider le pays.
En août, il écarte le maréchal Hussein Tantaoui, ministre de la Défense, et le remplace par le général Abdel Fattah al-Sissi, chef du renseignement militaire.
– Morsi destitué, Sissi au pouvoir –
Le 3 juillet 2013, après des manifestations monstres réclamant le départ de Morsi, M. Sissi et l’armée le destituent et l’arrêtent. M. Morsi dénonce alors un coup d’Etat et appelle ses partisans à défendre sa “légitimité”.
Le 14 août, les forces de l’ordre lancent l’assaut sur deux places du Caire où campaient des milliers de pro-Morsi. Environ 700 d’entre eux sont tués, selon les chiffres officiels.
Le 25 décembre 2013, le gouvernement déclare officiellement les Frères musulmans “organisation terroriste”.
En mai 2014, Sissi est élu président (96,9%). En janvier, une nouvelle Constitution, renforçant les pouvoirs de l’armée, avait été approuvée. Fin 2015, un nouveau Parlement, très largement acquis à M. Sissi, est élu.
M. Sissi s’est lancé dans une répression féroce contre les pro-Morsi, dont des centaines ont été tués et des milliers arrêtés, ainsi que contre l’opposition libérale, neutralisée.
– Troubles jihadistes –
Le pays est la cible de multiples attentats meurtriers depuis 2013, menés principalement par le groupe jihadiste Etat islamique (EI) qui s’attaque aux forces de sécurité surtout dans la péninsule du Sinaï (nord-est).
Le 31 octobre 2015, les 224 occupants d’un Airbus A321 russe périssent dans le crash de leur appareil dans le Sinaï, revendiqué par l’EI.
Le 24 novembre 2017, une attaque non revendiquée contre une mosquée dans le Sinaï fait plus de 300 morts. L’EI est soupçonné d’être derrière cet attentat, le plus meurtrier de l’histoire récente de l’Egypte.
En février 2018, l’armée lance une vaste opération “antiterroriste” dans le Sinaï, toujours en cours.
– Plan d’aide –
Le 11 novembre 2016, le Fonds monétaire international (FMI) approuve un prêt de 12 milliards de dollars à l’Egypte, en difficulté économique. Peu avant, le gouvernement avait lancé un vaste programme de réformes économiques.
– Moubarak libéré –
Le 24 mars 2017, Moubarak, acquitté dans son procès pour meurtre de manifestants lors de la révolution de 2011, est libéré. Il quitte l’hôpital militaire du Caire, où il a passé l’essentiel de ses six ans de détention.
– Soutiens à Sissi –
Le 3 avril, le président américain Donald Trump rend un hommage appuyé à M. Sissi, en visite à Washington, jugeant qu’il fait “un travail fantastique”.
Le 23, le président égyptien se rend en Arabie saoudite pour sceller le dégel entre les deux pays.
En octobre, M. Sissi reçoit à Paris un soutien appuyé du président Emmanuel Macron.
La visite du président russe Vladimir Poutine au Caire deux mois plus tard est marquée par la confirmation d’un contrat pour construire la première centrale nucléaire égyptienne.
– Formalité –
Le 23 janvier 2018, l’ancien chef d’état-major Sami Anan est interpellé et exclu de la présidentielle de mars quelques jours après l’annonce de sa candidature.
Plusieurs autres adversaires potentiels de M. Sissi ont été écartés ou découragés. Un seul autre candidat est en lice: Moussa Mostafa Moussa, qualifié par l’opposition de faire-valoir.
Le 13 février, 14 organisations des droits de l’Homme jugent le scrutin “ni libre ni équitable”.

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