Posted On février 24, 2017 By In Non classifié(e) With 86 Views

Libye: neuf blessés dans des affrontements à Tripoli (secours)

Tripoli, 24 fév 2017 (AFP)

Au moins neuf personnes ont été blessées dans des violents affrontements à l’artillerie lourde entre deux groupes armés à Tripoli, causant d’importants dégâts et paralysant la moitié de la capitale libyenne, ont indiqué les secours vendredi.
“L’équipe d’intervention (…) a secouru neuf personnes blessées par des tirs et les a transportées à l’hôpital”, a indiqué le Croissant rouge libyen (CRL), qui a installé un hôpital de campagne sur un rond-point en périphérie de la zone des combats.
Les autorités n’ont encore fourni aucun bilan de ces combats. D’après l’agence de presse Lana basée dans la capitale libyenne, les affrontements ont éclaté jeudi en fin de journée entre deux groupes armés contrôlant chacun un secteur de l’est de Tripoli, l’un accusant l’autre d’avoir enlevé quatre de ses membres.
Les familles, pris au piège dans le quartier d’Abou Slim dans le sud de Tripoli, ont exhorté les autorités afin d’intervenir pour arrêter les affrontements, a indiqué cette agence.
En dépit de “bons offices menés la nuit dernière par des médiateurs et la trêve qu’ils ont réussi à obtenir (…) les combats ont repris vendredi”, selon Lana.
“Deux appartements dans des immeubles sur la route de l’aéroport ont été touchés par des roquettes. Je vois encore des colonnes de fumée”, a indiqué à l’AFP Nouria al-Mosbahi, résidente du quartier.
Vendredi matin, plusieurs voitures calcinées gisaient dans les rues où les habitants ont vu défiler des chars et des véhicules équipés de canons anti-aériens, arme de prédilection des milices.
Déchirée par des luttes de pouvoir et en proie à une insécurité chronique, la Libye est dirigée par deux autorités rivales: le gouvernement d’union nationale (GNA), exécutif soutenu par l’ONU basé à Tripoli, et une autorité basée dans l’Est et soutenue par le Parlement élu et une partie des forces armées.
“Ce qui se passe à Tripoli est un acte criminel et terroriste et il déstabilise les citoyens et les institutions de l’Etat”, a réagi Aguila Saleh, le président du Parlement libyen basé dans l’est du pays dans un communiqué.
Basé à Tripoli depuis mars 2016, le chef du GNA, Fayez al-Sarraj, peine à asseoir son autorité et fait face à l’hostilité des autorités de l’est du pays, où une grande partie de la région est contrôlée par les forces du maréchal controversé Khalifa Haftar.

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