Posted On février 1, 2017 By In Non classifié(e) With 74 Views

L’Otan prête à aider la Libye dans la lutte anti-passeurs en mer

Bruxelles, 1 fév 2017 (AFP)

L’Otan s’est de nouveau dite mercredi prête à aider la Libye à assurer sa défense, y compris à soutenir ses forces navales dans la lutte contre les trafiquants de migrants au large de ses côtes, si le pays lui en fait la demande.
En recevant à Bruxelles le chef du gouvernement d’union nationale (GNA) en Libye Fayez al-Sarraj, Jens Stoltenberg, secrétaire général de l’Otan, a rappelé que l’Alliance atlantique apportait déjà un soutien logistique depuis fin 2016 à une opération navale de l’Union européenne au large de la Libye.
“Si cela nous est demandé, nous pourrions aussi soutenir les efforts de l’UE pour renforcer la Garde côtière et la Marine libyennes. Cela pourrait contribuer à chasser de Méditerranée la contrebande et l’activité terroriste, ce qui est une priorité stratégique pour l’Otan et nos partenaires en Afrique du Nord”, a déclaré M. Stoltenberg.
L’opération “Sophia”, lancée en 2015 par l’UE, se heurte à l’impossibilité, à ce stade, d’intervenir dans les eaux territoriales libyennes, ce qui limite son efficacité pour intercepter les passeurs.
L’an dernier, les militaires européens de Sophia se sont vu octroyer la nouvelle mission – effective depuis fin octobre – de former des gardes-côtes libyens, dans l’espoir qu’ils puissent eux-mêmes être plus efficaces contre les réseaux de trafiquants.
“L’Otan se tient prête à assister la Libye dans la construction d’institutions de sécurité et de défense efficaces”, a assuré Jens Stoltenberg devant Fayez al-Sarraj, réitérant une offre exprimée au sommet de l’Otan de Varsovie en juillet 2016.
Le chef de l’Otan a évoqué la possibilité de dispenser des conseils pour “établir un ministère de la Défense moderne”, “des équipes militaires conjointes” ou encore “des services de sécurité et de renseignement qui seraient contrôlés par le pouvoir politique”.
Concernant le renforcement des gardes-côtes, “il nous faut discuter de la meilleure manière de faire”, a tempéré l’ex-Premier ministre norvégien.
Il faudrait pour cela “un accord entre la Marine libyenne et les parties qui le voudraient”, a souligné de son côté Fayez al-Sarraj, interrogé sur la possibilité de laisser les navires militaires internationaux accéder aux eaux territoriales libyennes.
La Libye est en proie à une situation politique et sécuritaire très instable, le GNA, reconnu par la communauté internationale, n’ayant pas le contrôle sur tout le territoire. Fayez al-Sarraj compte notamment comme rival le maréchal Haftar, homme fort de l’Est libyen dans la lutte anti-jihadistes.

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