Posted On janvier 27, 2017 By In Non classifié(e) With 46 Views

Maroc: la croissance 2016 ralentie par la sécheresse

Rabat, 27 jan 2017 (AFP)

Le taux de croissance du Maroc a nettement baissé en 2016 en raison d’une mauvaise saison agricole due à une forte sécheresse, a indiqué vendredi le ministre marocain de l’Économie et des finances, Mohamed Boussaid.
De 4,5% en 2015, la croissance a été de 1,6% en 2016. Une “décélération” due principalement à une “baisse très importante de la valeur ajoutée agricole”, après une campagne marquée par une pluviométrie déficitaire, a déclaré M. Boussaid.
“2016 a été l’année la plus sèche sur les trente dernières années”, a-t-il souligné, précisant toutefois que “la baisse de 70% de la production céréalière a été partiellement compensée grâce aux très bonnes performances d’autres filières agricoles à plus forte valeur ajoutée”.
L’agriculture reste de loin le premier contributeur du Produit intérieur brut (PIB) marocain, devant le tourisme et l’industrie.
Cette baisse de la croissance avait été anticipée par l’Etat marocain et les organisations financières internationales.
Le Fonds monétaire international (FMI) avait ainsi estimé en décembre que la croissance marocaine se situerait entre 1,5% et 2% en 2016, mais qu’elle rebondirait en 2017 à environ 4,4%.
Les exportations des “métiers mondiaux du Maroc”, notamment l’industrie automobile, l’aéronautique et l’électronique ainsi que le textile et l’agroalimentaire, ont néanmoins connu une hausse globale de 9,2%, au même titre que les recettes touristiques qui ont augmenté de 3,5%.
Le déficit budgétaire a quant à lui “poursuivi sa trajectoire baissière pour se situer autour de 3,9% du PIB”, a expliqué le ministre.
Mohamed Boussaid est également revenu sur le cas de la Samir, l’unique raffinerie du pays qui a stoppé toute activité en août 2015, fortement endettée auprès de l’Etat, de ses fournisseurs et des banques privées, avant d’être mise en liquidation définitive.
La Samir était détenue majoritairement (à 67%) par le groupe suédo-saoudien Corral.
“L’Etat suit de près le dossier. Une équipe dédiée au suivi de cette affaire a été mise en place, sous la supervision de l’administration des douanes et des impôts”, a indiqué le ministre.
Mais l’Etat “ne peut pas intervenir dans un dossier qui est entre les mains de la justice”, a-t-il reconnu, critiquant, sans le nommer, la gestion du principal actionnaire: “on s’est fait berner”.

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