N’Djamena, 31 oct 2017 (AFP)

La Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) a décidé mardi d’autoriser la Banque de développement des Etats d’Afrique centrale (Bdeac) à débloquer 1,7 milliard de francs pour « accompagner l’application de la libre circulation des personnes » dans la sous-région.
« En vue d’accompagner l’application de la libre circulation des personnes, le Conseil (de la Cemac) a décidé d’autoriser la Bdeac à prélever, sur les fonds du Fodec (Fonds de développement de la Cemac), le montant de 1,7 milliard de francs CFA », soit environ 2,5 millions d’euros, selon le communiqué final d’un sommet extraordinaire à N’Djamena.
Les six chefs d’Etat présents (Cameroun, République centrafricaine, République du Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad) ont « pris acte » de la décision des États d’ouvrir leur frontière et de supprimer les visas pour tous les ressortissants de la Cémac, selon le texte.
Fin octobre, le Congo, le Gabon, la Centrafrique et la Guinée équatoriale ont entériné la suppression des visas pour les ressortissants de la Cémac, en application de l’accord conclu en 2013 sur la libre circulation.
Début août, le Tchad avait accepté de supprimer l’obligation de visa pour les ressortissants de la Cémac.
Le Cameroun applique quant à lui le principe de « réciprocité » de la libre circulation dans la Cémac, autorisant la libre entrée sur son territoire de ressortissants dont le pays a appliqué l’accord de 2013.
Fondée en juin 2000 à Malabo, la Cémac réunit des pays aux revenus très différents, et peine à mettre en oeuvre des mécanismes d’intégration économique et monétaire.