Posted On octobre 17, 2017 By In Non classifié(e) With 570 Views

Au Zimbabwe, le poste de bourreau suscite des vocations

Harare, 17 oct 2017 (AFP)

Les autorités du Zimbabwe ont reçu plus de cinquante candidatures pour occuper le poste de bourreau, en charge d’exécuter les condamnés à mort par pendaison, resté vacant depuis une dizaine d’années, a rapporté mardi un journal local.
“Les réponses affluent, aussi bien de la part des hommes que de celle des femmes, pour le poste de bourreau”, a déclaré la secrétaire du ministère de la Justice Virginia Mabhiza citée par le quotidien indépendant NewsDay.
“Nous avons reçu plus de 50 candidatures au cours des derniers mois. Les gens semblent très intéressés”, a ajouté Mme Mabhiza.
La nouvelle Constitution du pays adoptée en 2013 autorise la peine de mort par pendaison pour les hommes adultes âgés de 18 à 69 ans condamné aux crimes les plus graves. Elle ne s’applique toutefois pas aux condamnées femmes.
Malgré les critiques des ONG de défense des droits de l’Homme, le Zimbabwe a refusé d’abolir la peine capitale.
Son unique poste de bourreau est toutefois vacant depuis 2005.
Aucune exécution n’a été pratiquée dans le pays depuis cette date, même si des dizaines de condamnés sont encore détenus dans les couloirs de la mort de ses prisons.
Récemment écarté du poste de ministre de la Justice, le vice-président Emmerson Mnangagwa est connu pour être un opposant résolu à la peine capitale.
Le chômage atteint des sommets au Zimbabwe, plongé depuis les années 2000 dans une grave crise économique et financière.

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