Posted On août 24, 2017 By In Non classifié(e) With 364 Views

Boris Johnson rencontre l’homme fort de l’est libyen

Benghazi (Libye), 24 août 2017 (AFP)

Le chef de la diplomatie britannique Boris Johnson s’est rendu jeudi à Benghazi (est), où il a rencontré l’homme fort de l’est libyen, le maréchal Khalifa Haftar, selon un porte-parole militaire.
L’entretien a porté sur “le développement de la situation politique en Libye”, a indiqué Khalifa al-Abidi, sans donner d’autres détails.
Avant son escale à Benghazi, grande ville de l’Est, M. Johnson s’était rendu mercredi à Tripoli puis à Misrata (ouest) où il s’était entretenu avec d’autres responsables libyens, dont le chef du gouvernement d’union nationale (GNA) Fayez al-Sarraj.
Le GNA est le seul gouvernement officiellement reconnu par la communauté internationale. Mais une autorité dans l’est de la Libye conteste son pouvoir. Le maréchal Haftar et ses forces sont loyaux à l’autorité de l’est et opposés au GNA.
Il s’agit de la première visite d’un ministre britannique à Benghazi (est) depuis 2011, a souligné de son côté le ministère britannique des Affaires étrangères dans un communiqué.
“Nous nous adressons à toutes les parties en Libye pour appuyer le travail des Nations unies en vue d’amender l’Accord politique libyen”, a déclaré M. Johnson cité dans ce communiqué.
Signé en décembre 2015 sous l’égide des Nations unies, cet accord n’a pas permis de mettre fin à la crise politique et sécuritaire dans le pays, surtout après le refus du Parlement élu basé dans l’est du pays à donner sa confiance au GNA issu de cet accord.
L’accord ne prévoyait aucun rôle au maréchal Haftar qui bénéficie de l’appui du Parlement.
M. Johnson a estimé toutefois que l’homme fort de l’est libyen, dont les forces contrôlent aussi une bonne partie du sud, “a un rôle à jouer dans le processus politique”.
“En fin de compte, ce sera aux Libyens de décider à quoi ressemble un compromis acceptable. J’ai encouragé toutes les parties à résoudre leurs différends par le dialogue, et non par les violences et à respecter le droit international et les droits de l’Homme”, a-t-il encore dit.
Boris Johnson avait effectué un déplacement en Libye en mai 2017. Il s’était rendu à Tripoli puis dans l’est, à Tobrouk, pour rencontrer le président du Parlement, Aguila Saleh.

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