Abidjan, 7 avr 2017 (AFP)

L’Essec, la Business School française va établir un partenariat académique avec la Côte d’Ivoire, première économie d’Afrique de l’Ouest francophone, en quête d’un « capital humain » pour assurer son développement, a annoncé vendredi à Abidjan, son directeur.
« Nous sommes très intéressés à accueillir des cadres ivoiriens » a déclaré à la presse Edouard Dequeker, directeur académique de l’Essec (Ecole supérieure des sciences économiques et commerciales), à l’issue d’une rencontre avec le vice-président ivoirien, Daniel Kablan Duncan.
« Le coeur de notre intervention concerne le capital humain qui est tout à fait central pour les opportunités de développement qui s’ouvrent pour la Côte d’Ivoire », a poursuivi M. Dequeker, à la tête d’une délégation d’un dizaine cadres, en voyage d’étude pour la première fois en Afrique subsaharienne.
L’Essec « veut être un acteur et partie prenante au développement à marche forcée de la Côte d’Ivoire ».
De son côté, M. Duncan avait dénoncé récemment la « faiblesse du capital humain » dans les politiques économiques des pays africains.
« Il est connu que le taux d’accès à l’enseignement supérieur en Afrique est l’un des plus faibles au monde. En Afrique subsaharienne, il atteint difficilement les 5%, en raison du manque d’infrastructures éducatives et d’offres de formations correspondant aux besoins des entreprises », avait déclaré mardi M. Duncan.
L’économie de la Côte d’Ivoire devrait « rester forte en 2017 », malgré la chute de plus de 35% des cours du cacao dont le pays est le premier producteur mondial, a estimé jeudi le Fonds monétaire international.
En 2016, le pays a connu un taux de croissance de 8%, tandis que l’inflation a été contenue autour de 1% et le déficit budgétaire a atteint 4% du PIB, « conforme aux objectifs ».