Posted On août 6, 2017 By In Non classifié(e) With 419 Views

Le Kenya en cinq points-clés

Nairobi, 6 août 2017 (AFP)

Le Kenya, qui organise mardi des élections générales dans une ambiance tendue, dix ans après des violences post-électorales meurtrières, est une des économies les plus dynamiques d’Afrique de l’Est, soutenue par le tourisme animalier et balnéaire.
– De Kenyatta à Kenyatta
Ancienne colonie britannique, le Kenya accède à l’indépendance en 1963. Le premier président est Jomo Kenyatta. A sa mort en 1978, Daniel arap Moi lui succède. Fin 1991, il abandonne le régime du parti unique sous pression internationale et gagne les présidentielles de 1992 et 1997.
En 2002, Mwai Kibaki remporte la présidentielle et la principale coalition de l’opposition, l’Alliance nationale Arc-en-Ciel (Narc), gagne les législatives, une première alternance démocratique qui met un terme à l’hégémonie de l’Union nationale africaine du Kenya (Kanu).
Fin 2007-début 2008, le Kenya connaît les pires violences politico-ethniques depuis son indépendance, avec au moins 1.100 morts et 600.000 déplacés après l’annonce de la réélection contestée de Mwai Kibaki. En 2008, un gouvernement d’union nationale est mis en place pour mettre fin à la crise. Raila Odinga en devient le Premier ministre.
En mars 2013, Uhuru Kenyatta, fils de Jomo Kenyatta, remporte la présidentielle face à Raila Odinga, malgré son inculpation par la Cour pénale internationale pour sa participation présumée aux violences post-électorales de 2007-2008. Fin 2014, la CPI renonce à le poursuivre pour crimes contre l’humanité.
– Un pays meurtri par des attentats
Le 7 août 1998, un attentat visant l’ambassade américaine à Nairobi fait 213 morts et 5.000 blessés. En novembre 2002, l’explosion d’une voiture piégée fait 15 morts à Mombasa dans l’entrée d’un hôtel à capitaux israéliens. Les attaques sont revendiqués par Al-Qaïda.
Depuis l’entrée en octobre 2011 de l’armée kényane en Somalie pour y combattre les islamistes somaliens shebab, affiliés à Al-Qaïda, les attaques se sont multipliées. Le 21 septembre 2013, un commando islamiste prend d’assaut le centre commercial Westgate à Nairobi avant d’être éliminé après 80 heures de siège, faisant 67 morts. Le 2 avril 2015, un commando attaque l’université de Garissa (est), faisant 148 morts. L’attentat est revendiqué par les islamistes shebab.
– Première plateforme commerciale d’Afrique de l’Est
Le Kenya s’est fait doubler par l’Ethiopie au rang de première économie d’Afrique de l’Est, mais reste la première plateforme commerciale. Ses revenus proviennent notamment du tourisme animalier et balnéaire ainsi que de l’horticulture. Après les attentats, plusieurs pays occidentaux ont déconseillé de vastes zones côtières, dont Mombasa, deuxième ville du pays.
Le Kenya affiche une croissance de plus de 5% depuis 2013, grâce notamment à l’investissement public qui a financé de nombreuses infrastructures.
Mais la croissance ne profite pas à tous, d’autant que le prix de la farine de maïs, nourriture de base de nombreux Kényans, a explosé.
Le pays souffre d’une corruption endémique. Il était classé 145ème sur 176 pays en 2016 par Transparency International.
La population, majoritairement chrétienne, atteignait 48,5 millions d’habitants en 2017, selon la Banque africaine de développement (BAD). Les Kikuyu sont le premier groupe ethnique, devant les Luhya, les Kalenjin et les Luo.
– Vivier d’athlètes
Le Kenya est réputé pour ses athlètes, notamment ses marathoniens. Il se dispute les premières places mondiales et les records avec les Ethiopiens.
Parmi les nombreuses stars, les champions olympiques David Rudisha et Eliud Kipchoge.
L’athlétisme kényan traverse toutefois une crise, touché par le dopage et de forts soupçons de corruption.
– Berceau de l’humanité
La vallée du Rift, qui s’étend de la Tanzanie à l’Ethiopie en passant par le Kenya, a été le théâtre de découvertes majeures de fossiles, d’où son surnom de “berceau de l’humanité”. Des restes d’hominidés vieux de près de 2 millions d’années ont été trouvés au Kenya.

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