Benghazi (Libye), 9 juil 2017 (AFP)

L’Armée nationale libyenne (ANL), auto-proclamée par l’homme fort de l’est libyen Khalifa Haftar, a indiqué dimanche avoir perdu au moins 23 soldats dans des opérations de « ratissage » des dernières poches jihadistes à Benghazi, depuis l’annonce mercredi de la victoire face aux « terroristes ».
Selon le porte-parole des forces spéciales de l’ANL, le colonel Miloud al-Zwei, trois soldats ont été tués dimanche par des mines, dans des opérations de ratissage des quartiers de Soug al-Hout et al-Sabri, où sont retranchés les derniers jihadistes.
Selon lui, vingt autres soldats ont été tués depuis mercredi « par des terroristes qui étaient cachés dans des maisons ».
Des combats continuent d’opposer des forces de l’ANL à des jihadistes retranchés dans la zone de Soug al-Jarid, entre Soug al-Hout et al-Sabri, a ajouté le colonel al-Zwei.
Le maréchal Khalifa Haftar avait annoncé mercredi « la libération totale » de Benghazi, trois ans après avoir lancé une opération militaire pour reprendre ce bastion de la révolution libyenne de 2011 tombé aux mains des jihadistes.
Le colonel al-Zwei a annoncé par ailleurs la mort de plusieurs jihadistes, sans en préciser le nombre. 17 autres ont été arrêtés par l’ANL, a-t-il dit.
Les forces pro-Haftar ont appelé de nouveau les citoyens à ne pas entrer dans les « zones libérées » où un grand nombre de mines ont été trouvées.
Le maréchal Haftar conteste la légitimité du gouvernement d’entente nationale (GNA) de Fayez al-Sarraj, reconnu par la communauté internationale et installé à Tripoli.
Cet ancien dignitaire du régime Kadhafi, qui a aussi vécu aux Etats-Unis, est accusé par ses rivaux, en particulier les puissantes milices de Misrata (ouest), de vouloir instaurer un régime militaire en Libye.