Kinshasa, 9 août 2017 (AFP)

L’ONU a « regretté » mercredi « les perturbations » qui ont touché les réseaux sociaux en République démocratique du Congo à la demande des autorités pendant les deux journées ville morte organisées par l’opposition depuis mardi.
« La limitation à l’accès à l’information est toujours un signe négatif pour les libertés publiques et individuelles », a déclaré la porte-parole de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco), Fabienne Pompey lors du point-presse hebdomadaire.
Les réseaux sociaux étaient encore « partiellement » touchés mercredi matin, selon la porte-parole.
Les cinq opérateurs de téléphonie mobile ont été priés lundi de prendre des « mesures techniques préventives susceptibles de réduire au strict minimum la capacité de transmission des images » par l’Autorité de régulation des postes et télécommunications du Congo (ARPTC).
L’opération ville morte a été organisée sur deux jours par le « Rassemblement » de l’opposition qui demande la publication d’un calendrier électoral.
Le président Joseph Kabila est toujours au pouvoir alors que son deuxième mandat a pris fin le 20 décembre 2016. Il ne peut pas se représenter d’après l’actuelle Constitution.
Des élections devaient avoir lieu d’ici fin 2017, d’après un accord pouvoir-opposition. Les autorités avancent qu’elles seront sans doute retardées en raison des violences dans la région du Kasaï (centre), où le recensement des électeurs n’a pas encore commencé.