Rabat, 22 mai 2017 (AFP)

Reporters sans frontières (RSF) a demandé l’abandon des charges qui pèsent contre l’historien Maati Monjib, et six autres journalistes et défenseurs des droits de l’Homme au Maroc, poursuivis par la justice marocaine pour « atteinte à la sécurité de l’Etat ».
Une nouvelle audience dans le procès des sept activistes, débuté en novembre 2015, est prévu mercredi à Rabat, rappelle RSF dans un communiqué transmis à l’AFP.
A cette occasion, l’organisation entend « réitérer » son « soutien indéfectible aux sept journalistes » et demander aux autorités marocaines « d’abandonner les charges retenues contre eux ».
Ceux-ci comparaissent libres, ils sont poursuivis notamment pour « atteinte à la sécurité de l’Etat » et pour de présumées irrégularités financières concernant un centre de recherche en communication dont M. Monjib était gestionnaire. Ils encourent des peines allant de un à cinq ans de prison, et de lourdes amendes.
Tous sont des journalistes et des contributeurs réguliers à des médias marocains, ainsi que des membres de l’Association marocaine du journalisme d’investigation (AMJI), rappelle l’organisation de défense de la presse.
Trois d’entre eux ont quitté le Maroc « face aux pressions répétitives de la part des autorités marocaines », selon RSF.
Le procès a été reporté déjà cinq fois, « ce qui constitue déjà un supplice moral », accuse RSF, qui rappelle que le Maroc a reculé de deux places (133e) à son classement mondial 2017 de la liberté de la presse.