Posted On septembre 26, 2017 By In Non classifié(e) With 445 Views

Mayotte: la ministre des Outre-mer, pas fermée au débat sur le droit du sol

Paris, 26 sept 2017 (AFP)

La ministre des Outre-mer, Annick Girardin, a déclaré mardi, lors de son audition devant la délégation aux Outre-mer de l’Assemblée, qu’elle acceptait “de débattre des questions de droit du sol”, à propos de la situation de l’immigration illégale à Mayotte.
“Je l’ai dit en Guyane, et je le redis ici, et j’en mesure la portée: je n’ai pas de tabou sur les questions de lutte contre l’immigration illégale, et j’accepte même que nous puissions débattre de la question du droit du sol sur des territoires où nous sommes obligés de nous dire, malgré l’ensemble des efforts qui ont été faits (…) et nous en avons tenté déjà beaucoup, (qu’) il faut que nous puissions aller plus loin dans nos réflexions”.
Localement, le droit du sol – qui permet à tout majeur né en France d’en acquérir la nationalité s’il en fait la demande – est régulièrement remis en question du fait que de nombreuses Comoriennes viennent illégalement accoucher sur le territoire français.
La ministre était interrogée par le député LR de Mayotte Mansour Kamardine sur l’immigration illégale et la gratuité des visas entre les Comores et Mayotte, annoncée par le ministère des Affaires étrangères à la suite d’un haut conseil paritaire France-Comores (HCP) le 12 septembre.
Mme Girardin a expliqué que “l’idée était de travailler sur une feuille de route interne commune sur la lutte contre les passeurs et de faciliter la coopération policière et douanière”, entre les deux territoires.
Elle a promis de rencontrer les élus mahorais jeudi, avec le cabinet du ministre des Affaires étrangères, “pour que nous puissions vous présenter le document” signé lors du HCP.
La question des visas outre-mer pour les ressortissants des pays voisins, qu’elle avait évoqué fin août, n’est “pas une question nouvelle, mais c’est une question plus sensible à Mayotte”, a-t-elle reconnu.
“Je peux comprendre qu’on soit fâché à Mayotte, et qu’on ait envie de bousculer l’Etat suite à ce HCP avec les Comores. Mais il faut qu’on aille de l’avant et on ne solutionnera pas les questions sans avoir de solution globale sur le bassin maritime. Et la coopération régionale, ce n’est pas que Mayotte-Comores, ça peut être Mayotte-Madasgascar”, a-t-elle insisté, demandant à “ne pas focaliser sur la question des Comores”.
Lundi, près de 3.000 personnes, selon la police, se sont rassemblées à Mamoudzou (chef-lieu de Mayotte), pour protester contre la gratuité du visa entre l’île française et les Comores.

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