Nanterre, 19 oct 2017 (AFP)

Le parquet de Nanterre a ouvert vendredi une instruction visant l’ambassadeur de Palestine au Sénégal, Safwat Ibraghith, accusé par sa femme, avec qui il est en instance de divorce, d’avoir enlevé leurs trois enfants à Dakar.
Il est reproché à M. Ibraghith des faits de soustraction de mineurs par ascendants et non-représentation d’enfants, a précisé le parquet. Aucun mandat d’arrêt n’a été émis à son encontre.
Feiza Kachad, qui habite en France, accuse son mari de ne pas lui avoir rendu leurs enfants le 1er août dernier alors qu’elle était censée les récupérer. « Mon mari a kidnappé mes enfants et ils sont séquestrés depuis le 7 septembre… Ni école, ni visite, ni sortie », écrit-elle dans une lettre communiquée à l’AFP.
Les enfants, dont Mme Kachad a la garde, devaient séjourner avec leur père au Sénégal du 1er juillet au 1er août, date à l’issue de laquelle M. Ibraghith a refusé de les renvoyer en France.
Le 2 août, Feiza Kachad a donc déposé plainte contre Safwat Ibraghith pour enlèvement.
Un référé, procédure d’urgence, a également été déposé par l’avocate de Mme Kachad, Me Laurence Léger, conduisant un juge aux affaires familiales de Nanterre à fixer, le 29 août, la résidence permanente des trois enfants âgés de 5, 8 et 10 ans chez leur mère, à Clamart (Hauts-de-Seine).
Mme Kachad s’est ensuite rendue au Sénégal pour tenter de récupérer ses enfants mais elle assure en avoir été empêchée par les services de sécurité de son mari. « Tant que mes enfants sont dans les locaux de l’ambassade on ne peut rien faire » en raison de l’immunité diplomatique dont bénéficie Safwat Ibraghith, déplore la mère de famille de 41 ans.
Appelant le ministère des Affaires étrangères français à débloquer la situation, Feiza Kachad assure ne plus avoir de nouvelles ni de ses enfants, ni de son mari depuis le 14 septembre.