Posted On août 19, 2017 By In Non classifié(e) With 292 Views

Violences en Centrafrique: des prêtres témoignent sur Facebook

Bangui, 19 août 2017 (AFP)

De nouvelles violences meurtrières ont éclaté cette semaine dans plusieurs localités en Centrafrique, a appris samedi l’AFP de sources concordantes parmi lesquelles deux prêtres de Zémio (extrême sud-est) qui témoignent aussi sur Facebook.
Un assaut sur Zémio, sur la frontière avec la République démocratique du Congo, a tué “plus d’une dizaine de personnes”, a déclaré à l’AFP le curé de la ville, l’abbé Jean-Alain Zembi.
“Des Janjawids (milice du Darfour au Soudan) et des peuls armés ont attaqué la gendarmerie, l’hôpital, l’ONG Jupedec, incendié des maisons, emportant de nombreux biens”, a assuré l’abbé Zembi.
“Le contingent marocain de la Minusca (Mission des Nations unies) essaie de protéger les civils”, a t-il souligné.
“C’est le crime humanitaire à Zémio”, s’indignait vendredi sur sa page Facebook ce même prêtre qui avait raconté il y a quelques jours son quotidien à l’hebdomadaire Jeune Afrique.
“Vous avez été prevenus et vous avez délibèrement decidé d’abandonner cette ville”, a-t-il accusé.
Un autre prêtre présent à Zémio, Désiré Blaise Kpangou, a décrit sur Facebook vendredi matin des assaillants “enturbanés, cheveux tressés, ne parlant ni sango ni français”.
Des heurts ont par ailleurs éclaté mardi et mercredi à Bria (centre), a indiqué à l’AFP un membre du personnel de l’hôpital, qui parle d'”au moins dix morts dont des civils, ainsi que plusieurs blessés”.
Ces heurts ont éclaté “entre éléments d’autodéfense et ex-Séléka, notamment le FPRC faction Abdoulaye Hissene”, selon cette source médicale. “Il y a eu des affrontements. la force s’est interposée. La situation reste tendue”, a confirmé à l’AFP un porte-parole de la Minusca.
D’autres violences ont été signalées vendredi au village Mboto dans la région de Kaga Bandoro (centre-ouest) “tuant près d’une dizaine de personnes”, selon la gendarmerie locale, qui accuse la faction MPC ex-Séléka.
La Centrafrique subit un regain de violences des factions ex-Séléka, prétendant défendre la minorité musulmane, et groupes d'”auto-défense” anti-Balaka, majoritairement chrétiens. Commencé en 2013, le conflit porte aussi sur le contrôle des ressources naturelles.

Tags : , ,